Flygskam attitude

Le Flygskam ou la Honte de prendre l’avion. Telle est la tendance lancée depuis quelques
mois par des acolytes de la jeune Greta Thunberg. Ce mouvement vert a pour objectif le
boycot de l’avion par 100 000 suédois durant toute une année. Sur le papier, « we stay on
the ground » est un concept séduisant qui se répand d’ailleurs en Europe et aux USA. Dans
la réalité, pour un voyageur d’affaires, il est impensable. Comment dire non à l’avion quand
on est responsable de zone EMEA ou chef de projet international ? Il y a par contre une
multitude d’autres attitudes à adopter pour réduire activement l’empreinte carbone de ses
voyages.

Avion, train, voiture, êtes-vous certains de savoir qui est le plus polluant ?

Avez-vous une idée de la quantité de carbone qu’émettent vos déplacements professionnels ?
A titre d’exemple, sur un trajet d’environ 1 500 km à vol d’oiseau tel que Amsterdam/Madrid, le calculateur de la fondation GoodPlanet estime une émission de CO 2 par passager de :
– 0,63 T en avion
– 0,39 T en voiture
– 0,03 T en train
Vrai ou Faux ?
Vrai, car le train reste de loin le moyen de transport le plus écologique.
Faux, car pour l’avion et la voiture, le calcul est fort complexe !
Chaque calculateur online a sa propre méthode en prenant en compte de nombreuses
données comme le nombre de passagers et de kilomètres, le trafic, le type de carburant,
la puissance du véhicule. Par contre, les dernières innovations technologiques des avions ne
sont pas toujours intégrées. Les opérations de contrôle aérien et la manière de piloter non
plus, alors que tous ces critères peuvent réduire considérablement les émissions de CO 2 .
Ainsi, à distance égale, l’avion pourrait parfois être moins polluant que la voiture.

Le slow-voyage et les voyages d’affaires sont-ils compatibles?

Les impératifs des travailleurs nomades rendent complexe l’envie de slow-voyage. Mais fort
heureusement l’impact carbone des voyages d’affaires n’est pas uniquement centré sur les
longs trajets. Il est possible de rendre ses voyages plus verts, même quand on n’a pas
d’autre choix que de prendre l’avion. Les opportunités sont multiples :
– ayez le réflexe de choisir des prestataires de voyage qui revendiquent un label éco
responsable : hôtels, restaurants, compagnie de réservation, compagnies aériennes
– choisissez les transports en commun comme alternative aux taxis
– pensez à mutualiser autant que possible vos déplacements avec des collaborateurs
– proposez d’alterner vos déplacements avec des visioconférences
– vivez votre éco responsabilité en voyage comme vous la vivez chez vous : éteignez les
lumières, coupez la climatisation, réutilisez votre serviette de toilette, utilisez des produits
biodégradables, prenez les escaliers, faites le tri

Au bord du Flygskam…

Avant que le Flygskam ne vous gagne,
renseignez-vous sur les programmes de compensation du CO 2.
Si malgré tous vos efforts, vous ne digérez pas les tonnes de CO 2 émises par vos déplacements professionnels*,
vous pouvez toujours choisir de neutraliser votre empreinte carbone.
De manière collective ou individuelle, compensez l’impact négatif de vos vols en soutenant un éco projet positif pour le climat.
Info Compensation Carbone vous donne ici tous les détails et recommandations pour choisir la bonne association.

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*à titre indicatif un vol Paris New York émet en moyenne 1,44 T de CO 2 /passager

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